Quand les équipements standards ne répondent pas aux besoins des entreprises, l’ISIB peut les accompagner dans la conception, le prototypage et l’automatisation de solutions techniques sur mesure.
Comment faire avancer une idée technique encore loin d’une solution opérationnelle ? En visitant l’ISIB le 8 octobre dernier, circlemade a découvert davantage que des ateliers et des laboratoires. L’école offre un environnement où étudiants et encadrants conçoivent, fabriquent, testent et améliorent des systèmes techniques, du prototypage léger à l’automatisation industrielle. Pour des entreprises dont les procédés ne trouvent pas d’équivalent dans l’équipement standard, c’est un partenaire de développement à considérer, pour peu qu’on lui laisse le temps de faire mûrir les idées.
Répondre aux défis techniques des entreprises
En économie circulaire, les entreprises travaillent souvent avec de nouvelles matières, des coproduits ou des gisements de faible volume pour lesquels il n’existe pas toujours d’équipements adaptés. Concevoir une machine spécifique, tester un procédé ou explorer une solution encore incertaine nécessite du temps, des compétences techniques et plusieurs étapes d’expérimentation.
C’est précisément le rôle que peut jouer l’ISIB, école d’ingénieurs industriels de la Haute École Bruxelles-Brabant (HE2B). Elle forme des ingénieurs en cinq ans, notamment en génie électrique, électromécanique, mécanique et robotique. Ses étudiants, accompagnés par leurs encadrants, développent des solutions allant du prototype simple à des systèmes mécaniques et automatisés plus complexes.
Trois types de moyens, sur deux sites
L’ISIB dispose de plusieurs infrastructures réparties sur deux sites :
- Le FabLab, rue Royale : orienté vers le prototypage léger, en particulier pour les projets liés à l’électronique, à l’informatique et à la robotique. Il est équipé d’impression 3D, découpe et gravure laser, fraisage CNC (Mekanika), fabrication de circuits imprimés et prototypage électronique.
- Les ateliers mécaniques, rue des Goujons : permettent de fabriquer pièces et assemblages, principalement en aluminium, mais aussi en acier et dans d’autres métaux. Il permet l’usinage CNC, tournage, découpe et pliage de tôle, soudure et traitement thermique pour fabriquer des pièces et des assemblages.

- Les laboratoires d’automatisation : complètent la mécanique par la commande des systèmes. Ils sont équipés d’automates programmables industriels (PLC) Schneider Electric et Siemens, moteurs, capteurs et variateurs de vitesse pour programmer, piloter et réguler des équipements et des procédés.

Au-delà de la fabrication, les étudiants apprennent à intégrer les contraintes réelles de production : précision, tolérances, choix des opérations et automatisation.
Des réalisations concrètes
La visite s’est poursuivie dans un grand hangar où s’alignent prototypes, machines, véhicules et bancs d’essai, certains aboutis, d’autres encore en chantier. Derrière cette diversité, chaque réalisation répond à un type de besoin que peut rencontrer une entreprise.
Plusieurs projets illustrent les capacités de l’école :
- Une machine expérimentale transformant du plastique récupéré en cornières.
- Un banc de contrôle par ultrasons développé en interne.
- Des systèmes de convoyage, de tri et de positionnement automatisé trois axes jusqu’à environ 1 m/s
- Des pièces usinées de précision, notamment dans le cadre d’une collaboration avec SAFRAN.
- Des prototypes réalisés rapidement grâce à l’impression 3D et à l’électronique (circuits imprimés, pièces flexibles).

Quels projets proposer à l’ISIB ?
Un projet ne doit pas nécessairement être important ni parfaitement défini au départ. Un problème technique concret suffit pour engager une réflexion. En revanche, l’ISIB est un partenaire de développement, et non un simple atelier de fabrication. Les projets avancent au rythme académique des étudiants et peuvent nécessiter plus d’une année pour aboutir. Les modalités de collaboration sont définies au cas par cas.
Lors de la visite, trois défis ont été posés sur la table : le séchage de drêches de brasserie sur lit fluidisé, le captage de CO₂ à petite échelle et l’automatisation d’un prélavage en continu.
Votre défi technique pourrait être le prochain
Vous cherchez à valoriser une matière, à concevoir un équipement spécifique ou à automatiser un procédé pour lequel aucune solution standard n’existe ? L’ISIB peut vous aider à explorer, tester et développer une réponse adaptée.
Écrivez-nous à circlemade@hub.brussels : nous vous aiderons à mettre votre besoin en forme et à faire le lien avec l’ISIB.


